La beauté est une des caractéristiques principales qui détermine le choix d’un partenaire chez l’Homme. Et cette préoccupation est probablement très ancienne. Chez l’animal, on pourrait l’associer à la capacité d’un être à survivre.
Il est assez étonnant que cette caractéristique se soit donc retrouvée dans les théories eugénistes. Après tout, c’est déjà au prix d’une pression forte sur le critère de beauté que les gens sont comme ils sont. D’autant que la notion de beauté est relativement subjective et montre des effets de mode selon les époques.
Mais il y a une autre raison, peut-être plus fondamentale encore, au fait que l’humanité ne soit pas remplie d’Apollon et de Vénus. Imaginez-vous une Paris Hilton de la préhistoire, passant son temps libre à essayer de faire du feu à partir de trois fois rien pour le Bien de Tous plutôt que de se faire traîner par les cheveux de grottes en grottes par l’homme fort du moment ?
Assez difficile n’est-ce pas. Simplement parce que par le plus pur des hasards, certains traits extérieurs d’une personne la rendent attrayantes à beaucoup d’autres ne changent aucunement la valeur intrinsèque de cette personne pour la survie de l’espèce, comparativement aux autres.
La beauté est en quelque sorte une erreur, et les gens beaux ne sont en définitive que de vulgaires parasites.