De quoi s’agit-il ?
De la loi du no 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.
La portée de cette loi est générale mais, dès l’article premier, les choses se gâtent !
En effet, la condamnation ne porte plus que sur la « traite négrière transatlantique » et malgache, c’est-à-dire les crimes commis par les seuls pays occidentaux. On ne sait rien, en revanche, de la traite transsaharienne qui a permis pendant 12 siècles aux marchands arabes d’approvisionner en esclaves l’Egype et le Moyen-Orient. Rien non plus sur les traites intra-africaines. Bien que quantitativement plus importantes que la seule traite transatlantique, celle-là ne sont pas, selon notre loi, des « crimes contre l’humanité » !
On voudrait croire que notre Parlement n’a voulu légiférer que sur les seuls crimes commis par des Français... Et bien non ! Si c’était le cas, la loi ne remonterait pas jusqu’au XV ième siècle : comme à cette époque la France ne participait pas à la traite, c’est l’histoire des Portugais, des Hollandais, des Espagnoles et des Anglais qu’ont choisi d’écrire nos parlementaires. Incorrigibles Français !
L’article 2 dispose que « les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent ». Cet article rappelle furieusement l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation et qui a été heureusement abrogé.... Et l’absence de cet article n’a d’ailleurs pas empêché mes instituteurs de m’apprendre le « commerce triangulaire » et les principaux ports négriers français !
Et les craintes s’aggravent quand on poursuit la lecture de la loi : celle-ci donne aux associations le pouvoir de défendre « l’honneur des descendants d’esclaves ». Il y a quelques millions de Français dont les ancêtres, il y a plus de 150 ans, étaient des esclaves. Sont-ils, pour autant, tous honorables, honorables « par définition » et plus honorables que nos voisins ? L’honneur ne se décrète pas, il se mérite !
Bref, cette loi Taubira qui mêle justice et histoire, histoire et mémoire est du grand n’importe quoi ! Verra-t-on un jour, comme au Moyen-Age, des procès faits à des cadavres ?
Beaucoup de ceux qui regardent aujourd’hui avec sympathie la multiplication des lois « mémorielles » ne les ont pas lues. Mais le juge, lui, est bien obligé de les lire. Et les historiens bien obligés d’en supporter les conséquences.
Je réclame l’abrogation de cette loi !
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