De l’intégration

dimanche 6 novembre 2005.
 

Depuis 10 jours donc, les banlieues sont en feu montrant ainsi l’échec du modèle français d’intégration.

Tout comme les attentats du 7 juillet à Londres avaient montré l’échec du modèle britannique d’intégration.

Or ces deux modèles sont complètement différents. En effet, en France, on exige des immigrés qu’ils se transforment en vrais petits français en passant dans le broyeur de l’école Républicaine, alors que du côté britannique, on les laisse s’organiser en communautés comme s’ils n’étaient pas en Angleterre mais dans leur pays d’origine.

Donc, qu’on leur demande de radicalement changer ou qu’on leur permette de rester comme ils sont, ça ne marche pas ! Mais pourquoi donc ? Cela voudrait-il dire que le problème ne vient pas des immigrés eux-mêmes ? Mais de qui alors, des indigènes ?

Et bien oui, c’est ce que je pense. Et de deux manières différentes, Britanniques et Français n’ont pas des politiques d’intégration mais d’exclusions. En effet, pour les Britanniques, laisser les immigrés comme ils sont est le meilleur moyen pour qu’ils ne s’intègrent jamais. Alors qu’en France, on leur demande de changer, même s’il n’y a plus rien à changer, et encore en leur mettant des bâtons dans les roues pour qu’ils échouent. En effet, pourquoi croyez-vous que Mr. Sarkozy ait créé le Conseil Français du Culte Musulman  ? Tout simplement pour faire des immigrés des non-intégrés éternels, puisque la dé-islamisation des immigrés est exigée par la Société Française comme préalable à toute intégration. L’effort de l’école Républicaine dans ce domaine, malgré son succès, est donc complètement anéanti.

Et en préjugeant du fait que le problème de l’intégration vient des immigrés et non des indigènes, on comprend bien pourquoi l’intégration est un échec, quelle que soit la méthode.

Tant qu’il y aura de la discrimination (notamment à l’embauche) de la part des indigènes envers les immigrés, l’intégration sera en panne. Et en exiger plus ou moins des immigrés ne changera absolument rien. Et tant que le débat se portera sur le comportement des immigrés et non des indigènes, le problème ne trouvera pas de solution.

Cet article avait été auparavant publié le 06 novembre 2005.
Signatures: 0
Répondre à cet article

Date Nom Message