Autant j’approuve que l’on prenne la défense du libéralisme, autant à mon sens vouloir défendre l’ultra-libéralisme me parait risqué pour ne pas dire absurde. Les libéraux ecconomiques détestent les ultralibéraux au moins autant que les derniers communiste utopiques. Pour faire une caricature grossière (mais courte et compréhensible) disons que pour les ultralibéraux si une société ou une activité commerciale majeure rapportant ennormément d’argent et embauchant ennormément d’employés ne pouvait continuer son activité que parcequ’elle prend certaines libertés avec la loi alors il faut changer la loi.
L’ultralibéralisme c’est la loi qui se plie à l’ecconomie, et si l’ultralibéralisme veut bien consentir quelques exceptions dans le domaines des droits regaliens (principalement au niveau de l’armée et de la santé publique, le droit d’avoir une monnaie et une justice indépendantes étant assez critiqué par les ultras) il n’en va pas de même pour un certain nombre d’autres facteurs cher aux libéraux classiques tels que la libre entrée dans le marché ou la libre circulation des biens et des services (essayez de fabriquer une console de jeu compatible avec la PS3 ou d’en importer une du japon pour la revendre en magasin si vous ne me croyez pas.)
Les ultra ont pris leur essors depuis que la notion de « propriété intellectuelle » a été poussée au paroxysme et qu’avec elle les lois sur les brevets, le droit des marques, et les choix de tarification libres sont passés du stade de possibilité envisageable à celui de nécessité vitale.
Bref en tant que libéral vrai, les ultras je ne les aime pas du tout et sans être un ultra anti-libéral je me revendique sans problème d’être un anti ultra-libéral.